Longtemps fragmentée et faiblement structurée, la lutte contre la malnutrition manquait d’impact. Aujourd’hui, plus d’1,3 million d’enfants bénéficient chaque jour d’un repas chaud à l’école primaire. La prise en charge efficace des questions de nutrition a été possible grâce à :
- L’adoption d’une Politique Nationale d’Alimentation et de Nutrition, accompagnée de la création de l’Agence Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition (ANAN), qui a permis de structurer l’action publique, de clarifier les responsabilités des différents acteurs et d’instaurer une coordination stratégique unifiée des interventions
- L’extension progressive du programme national des cantines scolaires qui permet désormais à plus d’1,3 million d’écoliers de bénéficier chaque jour d’un repas chaud, avec près de 80 % des écoles primaires publiques couvertes. Ce dispositif contribue à la sécurité alimentaire des enfants tout en soutenant la fréquentation et le maintien à l’école
- L'organisation à Cotonou en 2025 de la conférence internationale et la table ronde sur la nutrition qui ont permis de mobiliser plus de 250 milliards de FCFA en faveur d’interventions prioritaires, consolidant ainsi les perspectives de financement durable du secteur
- La supplémentation annuelle systématique en vitamine A et le déparasitage des enfants de moins de cinq ans qui ont été généralisés à l’échelle nationale, réduisant les carences en micronutriments et limitant l’impact des parasitoses intestinales sur la croissance et le développement
- La distribution de compléments nutritionnels aux femmes enceintes, aux mères allaitantes et aux enfants de 6 à 23 mois qui a été intensifiée, renforçant la prévention des déficits nutritionnels précoces
- Le passage à l’échelle nationale du projet « 1000 jours+ » pour généraliser les interventions ciblant la période critique de la conception jusqu’aux deux ans de l’enfant
- L’extension du dispositif de cantines scolaires à 100% des écoles primaires publiques et la mise en place d'incitations pour encourager le secteur de l’enseignement privé à mettre en place des cantines scolaires